Télésanté

12 mars 2011

La question de la santé et du maintien de l’offre de soins en zones urbaines comme rurales est une préoccupation majeure que partagent les élus des territoires du Massif central. La télésanté et la télémédecine sont des outils et des nouveaux modes de pratique qui peuvent répondre à ces enjeux pour concourir à une répartition équilibrée de l’offre de soins.

Objectif de l’étude :propositions de projets et actions interrégionaux dans le domaine de la télésanté et de la télémédecine à l’échelle du Massif central, en lien avec la mise en place des ARS et de leurs nouvelles missions, dont la télémédecine.

 

 

Contenu :

  • Analyse de l’existant, sur la base d’indicateurs quantitatifs et qualitatifs et recensement des acteurs et des pratiques en cours. Ce travail de synthèse doit permettre de définir les complémentarités ou les redondances observées et les pratiques réellement efficaces.
  • Travail d’analyse et de co-construction avec les acteurs de la télésanté/télémédecine (sous forme d’ateliers thématiques et/ou géographiques) sur les projets pouvant être développés dans ce domaine à l’échelle Massif central, en mutualisation ou en complémentarité. Un focus particulier sera effectué sur les maisons de santé pluri-professionnelles (MSP).
  • Travail prospectif afin d’identifier les possibilités de déploiement des actions en télésanté/ télémédecine à l’échelle du Massif central, en pointant les améliorations attendues en matière d’accès au soins, de prise en charge du patient, de qualité des soins, de prévention et suivi des maladies chroniques, de gestion des urgences, du maintien à domicile, etc. La gouvernance, l’évolution des pratiques médicales et l’impact sur les dépenses publiques seront également analysées.

C’est à partir de ces travaux que 2IM, le bureau d’étude choisi par le partenariat,  a proposé des recommandations portant sur la mise en place opérationnelle des projets de télémédecine.

 

Le financement de l’étude, évalué à 120 000€ est financé à 50% par les fonds européens (FEDER), 40% par les Régions (GIP Massif central), et 10% par l’Etat (FNADT).

Trois groupes de travail ont été définis par le partenariat pour travailler sur:

  • la télémédecine au service des urgences (imagerie médicale, trajectoire de soins, gradation de l’offre de soin)
  • la télémédecine au service des professionnels de santé dans une logique de maillage du territoire (MSP, imagerie médicale de premier recours, gradation de l’offre de soins)
  • la télémédecine auprès des personnes âgées (maintien à domicile, EHPAD, gradation de l’offre de soins)

 

Résultats

Le bureau d’étude a ainsi pu proposer de mutualiser à l’échelle du Massif l’expérimentation d’outils de télémédecine déclinés sous forme de « packs ».

Des packs dits de 1er niveau permettraient de doter d’outils et plateforme numériques sûrs les médecins déjà sensibilisés à ces nouvelles technologies ou ayant l’habitude de travailler en réseau avec des confrères. Les packs permettraient ainsi à des médecins d’échanger de manière sécurisée les informations sur les patients, d’échanger et analyser des radios, d’organiser des télé sessions : par exemple un suivi en visioconférence d’une consultation.

 

Les packs dits de 2ème niveau s’appuieraient sur des outils similaires mais dans le cadre d’une organisation des ressources humaines coordonnée par les ARS : comment organiser par exemple une permanence en télé radiologie pour que le médecin qui en a besoin en urgence puisse contacter un confrère à distance, sans forcément le connaître ? idem pour la télémédecine d’urgence en matière d’AVC. C’est également à ce niveau que peut s’organiser la mutualisation de ressources pour des formations à distance ciblant les jeunes médecins.

 

Les packs de niveau 3 font appel à des développements plus complexes sur le maintien à domicile et qui touchent tout aussi bien la domotique, les systèmes d’alerte, le maintien du lien social ou les EHPAD télé médicalisés.